Une femme avec une femme

Elli Medeiros

Deux femmes qui se tiennent la mainÇa n'a rien qui peut 
gêner la moraleLà où le doute s'installeC'est que ce 
geste se fasse sous la table.Quand elles sont seules, comme
 elles n'ont rien à perdreAprès les mains, la peau de tout 
le resteUn amour qui est secretMême nues, elles ne 
pourraient le cacherAlors, sous les yeux des autresDans la 
rue, elles le déguisent en amitiéL'une des deux dit que 
c'est mal agirEt l'autre dit qu'il vaut mieux laisser 
dire.Ce qu'ils en pensent ou disent ne pourrait rien y 
faireQui arrête les colombes en plein volA deux au 
ras du solUne femme avec une femmeJe ne veux pas les 
jugerJe ne veux pas jeter la première pierreEt si, en 
poussant la porteJe les trouve bouche-à-bouche dans le 
salonJe n'aurais pas l'audace de tousserSi ça me dérange, 
je n'ai qu'à m'en allerAvec mes pierres elles 
construiraient leur forteresseQui arrête les colombes
 en plein volA deux, au ras du solUne femme avec une 
femmeL'une des deux dit que c'est mal agirEt l'autre dit 
qu'il vaut mieux laisser direCe qu'ils en pensent ou disent
 ne pourrait rien y faireQui arrête les colombes en 
plein volA deux, au ras du solUne femme avec une femmeQui 
arrête les colombes en plein volA deux, au ras du 
solUne femme avec une femme
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