Les orgues de Barbarie

Moustaki Georges

Les orgues de BarbarieQui tournaient dans les ruesOnt 
chanté leurs amoursEt puis ont disparu.Seule, entre ses 
deux murs,Une ruelle obscur'Va, glissant dans le 
noir,Retrouver son boulevard.Une tendre chansonQui n'est 
pas née d'hierFait revivre un instantTous ceux-là qui 
s'aimèrentUn, deux, trois petits tours.Les orgues de 
BarbarieConnaissent bien la magieDes vieilles rues de 
Paris.Les orgues de Barbarie,Ce n'est pas les grandes 
orgues,Mais leurs refrains rouillésSavent si bien 
chanter.Tourne la manivelle,Des morceaux de chanson,à 
l'ombre des ruelles,Jouent les belles partitions.Tandis 
qu'elles s'égosillentAu milieu du boulevard,Des garçons et 
des fillesDansent sur les trottoirsUn, deux, trois petits 
tours.Les orgues de Barbarie,C'est une symphoniePour les 
rues de Paris.Les orgues de BarbarieOnt perdu leur musiqueà
 force de tournerDans les rues de Paris.Les années ont 
passé,Les refrains ont vieilli,Mais les orgues du 
passéHantent souvent la nuit.Parfois deux amoureux,Quand 
ils s'aiment très fort,Peuvent les entendre encoreJouer 
rien que pour euxUn, deux, trois petits tours.Orgues de 
Barbarie,Je vous entends toujoursDans les rues de Paris.
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